FEU SOLEIL

(court-métrage de fiction)



Réalisation: Aliha Thalien

FEU SOLEIL  aborde un sujet universel, courant – l’adolescence, la question de la découverte de la sexualité et de la découverte de soi. Si la fin de cette adolescence amorcée par la passage sacro-saint du baccalauréat et du basculement dans une vie supposée adulte intéresse beaucoup la jeune réalisatrice Aliha Thalien, l’autre grand thème de son film est la ville de La Grande Motte et son architecture de cité utopique pensée par Jean Balladur.

C’est un projet urbain très théorisé habité par une force poétique indéniable. L’action du film se situe sur presque l’ensemble de la ville. Ce court métrage de fiction – qui puise son inspiration dans le documentaire – sera empreint d’une dimension contemplative concernant les paysages.

Ces décors tiennent une place prépondérante dans ce projet, comme métaphores même des personnages. Jade, logée chez sa grand-mère, représentera le quartier du Levant, partageant une frontière avec le quartier du Ponant, présente des bâtiments à angles droits et est communément pensé comme la partie masculine de la ville. À l’inverse, et pour basculer un ordre établi, dans le quartier du Couchant se trouvera Lucas. Ce quartier est pensé comme la partie féminine de la ville. Par métaphore, ces deux quartiers aux opposés géographiques représenteront l’incompatibilité de nos deux jeunes protagonistes qui tenteront, tout au long du film, de se rejoindre (dans l’éternel et classique « fuis moi je te suis ») – point de jonction représenté par le centre-ville dit le Point Zéro, bâtiment coupé en deux (arrondi et droit).